
Therwil, janvier 2010 – les défauts érosifs de la substance dentaire dure résultent de l’action chronique d’acides d’origine non bactérienne sur la surface dentaire. Ces acides proviennent soit d’une alimentation riche en acides (exogènes), soit de l’estomac (endogènes), par exemple en cas de maladies de reflux. Si les attaques acides exogènes peuvent être en partie réduites par une modification des habitudes alimentaires, les dents sont en grande partie exposées sans défense aux attaques des acides endogènes.
La prévention des dommages dentaires érosifs repose jusqu’à présent essentiellement sur le diagnostic précoce et correct des premiers stades de l’érosion ainsi que sur l’information et le conseil individuel du patient. Dans le cas de défauts érosifs d’origine exogène, il n’est souvent possible de prévenir la progression de la perte de substance dentaire dure que par une adaptation des habitudes alimentaires. Les premiers signes de destruction érosive sont difficilement visibles pour le patient. «Arrondissements» d’arêtes incisales et de fissures ainsi que translucidité croissante des arêtes incisales sont les résultats d’un début de perte d’émail. Plus tard suivent des dépressions en creux et une perte en surface avec participation de la dentine. Histologiquement, les défauts de surface peuvent être décrits par une figure d’attaque typique et une microdureté réduite localement. Ils se différencient ainsi clairement d’une carie initiale dans laquelle la déminéralisation a lieu sous une couche supérieure pseudo-intacte. Les stades ultérieurs de l’érosion liée aux acides sont une perte minérale au niveau de la dentine péritubulaire et enfin l’élargissement des tubules dentinaires avec destruction de la dentine intertubulaire. Cette structure de défauts n’est plus régénérable.
Au contraire de la carie, les mesures causales et symptomatiques contre les défauts érosifs conduisent généralement à un statu quo, de sorte que des traitements invasifs ne sont nécessaires que s’il existe déjà des préjudices esthétiques ou fonctionnels.
Les mesures symptomatiques en vue d’empêcher la perte de substance dentaire dure sont basées sur le dépôt de précipités difficilement solubles, le plus souvent minéraux, sur la surface dentaire. Cela est réalisé en général par l’utilisation d’une solution bucco-dentaire qui contient les substances à déposer sous forme soluble. L’efficacité du produit d’hygiène bucco-dentaire dépend de manière décisive des ions métalliques polyvalents utilisés, comme l’étain ou le titane, et de la nature du composé fluoré.
Le Prof. Dr. Carolina Ganss et son équipe de la Polyclinique d’odontologie conservatrice et de médecine dentaire préventive de l’université Justus Liebig à Gießen ont pu montrer que la combinaison de chlorure d’étain et de fluorure d’amines, formulée dans une solution de rinçage dentaire (elmex PROTECTION EROSION) assure une protection très efficace contre les érosions liées aux acides. Au contraire des formulations contenant du titane, cet effet protecteur est préservé même en cas de forte attaque acide.
Les auteurs proposent un mécanisme d’action plausible de ces inhibiteurs d’érosion: tout d’abord, un précipité amorphe riche en étain se dépose sur la surface dentaire. Sous l’action érosive des acides, celui-ci entraîne finalement l’incorporation d’une substance minérale contenant de l’étain, difficilement soluble, dans la couche supérieure de la surface dentaire. Pour l’étude in situ, des échantillons d’émail ont été traités plusieurs fois par jour pendant plusieurs minutes à l’acide citrique. Par rapport aux échantillons placebo, il a pu être montré que la perte d’émail était réduite de 67 % après un rinçage quotidien avec une solution au chlorure d’étain et fluorure d’amines (contre 19 % pour le fluorure de sodium). La perte de dentine a également été significativement réduite de 47 % dans des expériences analogues.
La nouvelle eau dentaire elmex PROTECTION EROSION et sa combinaison active de chlorure d’étain et fluorure d’amines assure par conséquent une protection efficace contre les érosions dentaires liées aux acides.
Littérature: Ganss C, Schlüter N. Prävention und Therapie säurebedingter Zahnhartsubstanzverluste (Erosionen). IAPD (rapport interne) 2009.
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